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« Mon vœu s’est exaucé, je suis maintenant maquilleuse professionnelle »

Eine Frau steht im Eingang eines Raums mit Spiegeln und Make-up-Gefäßen.
Cecilia est la fière propriétaire d’un salon de beauté.

« Mon vœu s’est exaucé, je suis maintenant maquilleuse professionnelle »

Je m’appelle Cecilia, j’ai 42 ans et je viens de la Région du Centre du Ghana. Je suis coiffeuse de formation et j’ai exercé ce métier jusqu’à l’apparition du coronavirus. À cause de la pandémie, je ne pouvais plus gagner d’argent en tant que coiffeuse. J’ai commencé à travailler comme vendeuse de rue. Je vendais des sucreries, des mouchoirs et des masques.

En 2021, ma vie a radicalement changé lorsque j’ai parlé avec une conseillère du Centre ghanéo-allemand pour l’Emploi, la Migration et la Réintégration (GGC) de nouvelles perspectives professionnelles. Je lui ai raconté mon souhait de compléter mon métier de coiffeuse avec des connaissances en maquillage.

Eine Nahaufnahme eines Frauengesichts zeigt, wie mit einem Pinsel die Lippen geschminkt werden.
L’art du maquillage

Une formation de 3 mois pour le maquillage professionnel

La conseillère du GGC m’a parlé de la possibilité de suivre une formation continue. Elle m’a expliqué que la formation dure 3 mois. Elle s’adresse aux personnes qui souhaitent devenir visagistes. C’est comme cela qu’on appelle les personnes qui maquillent les autres de manière professionnelle et les préparent, par exemple pour une représentation publique. Je me suis tout de suite inscrite à la formation.

Avant qu’elle commence, j’ai aussi participé à un accompagnement psychosocial qui m’a également été conseillé par le GGC. Ainsi, j’ai pu trouver le courage pour mon nouveau départ. Non seulement le centre a pris en charge les frais pour la formation, mais il m’a aussi donné une bourse mensuelle. Ainsi, j’ai pu payer le trajet jusqu’à l’école.

Des connaissances de base sur les finances

Pendant ces quelques mois, j’ai beaucoup appris et j’ai noué des contacts. J’ai appris comment appliquer un maquillage professionnel pour différentes occasions, par exemple pour une performance devant une caméra ou pour une séance de photo. La question de savoir pourquoi des personnes s’adressaient à des visagistes m’a toujours fascinée. Réponse : avec le bon maquillage, on n’embellit pas seulement les yeux, les lèvres ou la peau. On peut transformer toute l’apparence. C’est un art.

La formation se concentrait sur deux domaines : d’un côté, toutes les connaissances essentielles sur le maquillage et son application professionnelle. De l’autre côté, des connaissances de base importantes sur les finances et la constitution d’une clientèle. Ces sujets aussi sont importants si on veut réussir sur le long terme.

Pour mes débuts comme entrepreneuse, le GGC m’a offert une trousse de maquillage. La trousse contenait tous les produits nécessaires pour débuter un salon de maquillage sérieux. De plus, toutes les personnes ayant participé ont obtenu un fauteuil et une lampe de maquillage.
 

Mon propre salon de beauté et de nouveaux plans

Mes jours dans la rue sont terminés. Aujourd’hui, je suis la fière propriétaire d’un salon de beauté et de maquillage à Taifa, dans la banlieue d’Accra. Le secteur se développe beaucoup et vite, avec chaque jour de nouvelles tendances. La plupart des personnes reconnaissent aujourd’hui l’aspect commercial du maquillage. Elles savent qu’il rehausse la beauté et renforce la confiance en soi. Le maquillage permet de se sentir bien. Avant, beaucoup pensaient que le maquillage cachait quelque chose, car on change son apparence. Heureusement, cette période est révolue. Aujourd’hui, l’aspect bien-être est au premier plan. Pour moi en tout cas, c’est un travail qui me comble.

Eine Frau trägt mit einem Pinsel einer anderen Frau Puder im Gesicht auf.
Un travail satisfaisant – Cecilia avec une cliente

Financer la scolarité des enfants


Comme dans d’autres secteurs, il faut cependant de la concentration, de la détermination et de l’application si on veut réussir. Grâce à mon salon de beauté, j’ai pu continuer à envoyer mes deux fils et ma fille à l’école. Désormais, l’aîné étudie à l’université.

Grâce au soutien du GCC, j’ai eu la chance de transformer totalement ma vie. J’ai toujours de nouvelles idées pour mon entreprise : je souhaite maintenant ouvrir d’autres salons de maquillage.


Edition : 12/2022
 

Ce texte est écrit en langue simple. Notre volonté est que toutes les personnes intéressées puissent bien le comprendre.

Les jours dans la rue sont terminés. Aujourd’hui, je suis la fière propriétaire d’un salon de beauté et de maquillage.
Cecilia

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